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title: "L'action en justice du CSE : capacité, procédure et financement"
description: "Le CSE peut agir en justice pour défendre ses prérogatives. Capacité à agir, délibération préalable, financement et juridictions compétentes."
category: "Fonctionnement du CSE"
url: https://cse-desk.fr/blog/action-en-justice-cse
published: 2026-02-27
updated: 2026-02-27
source: CSE Desk
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# L'action en justice du CSE : capacité, procédure et financement

## La capacité à agir en justice du CSE

Dans les entreprises d'au moins **50 salariés**, le CSE est doté de la **personnalité civile**, ce qui lui permet d'ester en justice (**article L.2315-23 du Code du travail**).

Il en est de même pour :

- Le **CSE central** (**article L.2316-13 du Code du travail**)
- Le **CSE d'établissement** dans les établissements d'au moins 50 salariés (**article L.2316-25**)
- Le **comité d'entreprise européen** (**article L.2343-7**)

### L'intérêt à agir

Comme toute personne morale, le CSE doit justifier d'un **intérêt personnel et actuel** à agir. Son action est limitée par le principe de spécialité : il ne peut agir que dans le cadre de ses missions définies par le Code du travail.

Le CSE peut agir pour protéger :

- Ses **attributions économiques** (**article L.2312-8**)
- Ses attributions en matière de **santé, sécurité et conditions de travail** (**articles L.2312-5 et suivants**)
- Ses **activités sociales et culturelles** (**article L.2312-78**)

⚠️ Le CSE n'a **pas qualité** pour représenter les intérêts individuels des salariés ni les intérêts collectifs de la profession.

## Exemples d'actions en justice recevables

Le CSE peut notamment agir en justice pour :

- Contester un **défaut de consultation** obligatoire
- Demander la **communication d'informations** que l'employeur refuse de transmettre
- Contester la **fixation unilatérale** de l'[ordre du jour](/blog/modele-ordre-du-jour-cse) par l'employeur
- Faire respecter le droit à **expertise**
- Contester un transfert d'activité ou une restructuration sans consultation
- Agir en **délit d'entrave** au fonctionnement du CSE

## La délibération préalable

### Le principe

Avant toute action en justice, le CSE doit **délibérer** pour décider d'agir. Cette délibération est adoptée à la **majorité des membres présents** (**article L.2315-32 du Code du travail**).

Le président du CSE **ne participe pas** au vote sur la décision d'ester en justice, car il s'agit d'une consultation des membres élus.

### La désignation du représentant

Le CSE doit désigner la personne habilitée à le représenter en justice. En pratique, c'est généralement le **secrétaire du CSE** ou un membre titulaire mandaté à cet effet.

### L'urgence

En cas d'**urgence**, le secrétaire du CSE peut engager une action en référé sans délibération préalable, à charge pour lui de faire ratifier cette décision lors de la réunion suivante.

## Le financement de l'action en justice

Les frais liés à l'action en justice (honoraires d'avocat, frais de procédure) sont financés par le **budget de fonctionnement** du CSE (**article L.2315-61 du Code du travail**).

### Ce que le budget de fonctionnement peut couvrir

- Les **honoraires d'avocat**
- Les **frais d'huissier**
- Les **frais de procédure** (timbres fiscaux, copies)
- Les éventuels **frais d'expertise** ordonnée par le juge

## Les juridictions compétentes

### Le tribunal judiciaire

Le tribunal judiciaire est compétent pour les litiges relatifs :

- Au fonctionnement du CSE
- Aux contestations des élections professionnelles
- Aux actions en responsabilité civile

### Le juge des référés

Le juge des référés peut être saisi en cas de **trouble manifestement illicite** ou de **dommage imminent**, par exemple :

- Défaut de consultation du CSE avant une décision importante
- Entrave au fonctionnement du CSE
- Refus de communiquer des informations obligatoires

### Le tribunal correctionnel

Le CSE peut se constituer **partie civile** en cas de :

- **Délit d'entrave** au fonctionnement du CSE (**article L.2317-1 du Code du travail**)
- Infractions aux règles de santé et de sécurité

## Le délit d'entrave

Le délit d'entrave est constitué par toute action ou omission de l'employeur portant atteinte :

- À la **mise en place** du CSE
- Au **fonctionnement régulier** du CSE
- À l'exercice du **droit syndical**

L'entrave est punie d'un an d'emprisonnement et de **7 500 € d'amende** (**article L.2317-1 du Code du travail**).

## Comment CSE Desk accompagne vos actions

- **Historique des délibérations** avec résultats de vote horodatés
- **Gestion documentaire** pour centraliser les pièces de procédure
- **Suivi des actions** en cours et de leurs échéances
- **Export PDF** des délibérations pour transmission à l'avocat

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*Sources : Code du travail, articles L.2312-5, L.2312-8, L.2312-78, L.2315-23, L.2315-32, L.2315-61, L.2316-13, L.2316-25, L.2317-1, L.2343-7 — [Legifrance](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000035611084/)*

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